On oublie tout et pourtant, des souvenirs restent. Des images qui nous marquent et reviennent à la surface. Des instants de vie, des scènes de famille, ou des chagrins interminables. Et puis il y a ces endroits, qui nous ont tellement fascinés petit, aujourd'hui, ils nous paraissent bien banal. Nous ne les regardons plus avec nos yeux d'enfant.
Mais pourtant, j'ai toujours ce noeud à la gorge en y reposant mes pas. Un temps pluvieux s'abattait souvent sur la ville. Et je découvrais avec insouciance les réalités de la vie. Je faisais « coucou » au train, et il me répondait en klaxonnant. Cette image gravée dans ma tête le restera longtemps. Je ne cesse encore d'y entendre mes rires, de revoir les feuilles mortes s'envolant par ma course. Et de revoir mon père me rattraper dans ses bras...



